Lilith. Dysphylaxie.

Lilith. Dysphylaxie.
D'habitude elle était timide et nouée, mais ce jour-là elle ne se reconnaissait pas: excitée et surprise, elle entendait sa propre voix décrire le fantastique univers de semences, de germes, et de ferments au sein duquel l'homme vit sans en avoir conscience; la prolifération de pollens et spores dans l'air que nous respirons à chaque instant; la multitude de puissances masculines et féminines présentes dans les eaux des fleuves et des mers. [...]Pourquoi ne pas croire en une nouvelle sélection millénaire, en un homme nouveau qui aurait la force et la rapidité du tigre, la longévité du cèdre, la prudence de la fourmi?
Elle s'arrêta devant un cerisier en fleur: elle en caressa le tronc luisant où elle sentait monter la sève, en toucha légèrement les n½uds gommeux, puis ayant jeté un coup d'½il aux alentours, elle le serra étroitement contre elle, et il lui sembla que l'arbre lui répondait par une pluie de fleurs. Elle s'ébroua en riant: "il ne manquerait plus qu'il m'arrive la même chose qu'à l'arrière grand-mère!" Après tout, pourquoi pas? Qui choisir? Fabio ou le cerisier? Fabio, sans aucun doute; il ne faut pas céder aux impulsions du moment. Mais à ce moment précis, Amélie sut qu'elle désirait en quelque manière que le cerisier entre en elle, fructifie en elle. Elle gagna la clairière et s'étendit entre les fougères, fougère elle-même, seule, légère et flexible dans le vent.



Primo Levi, Lilith.

# Posté le dimanche 25 octobre 2009 09:32

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 09:49

Ma capivo che non potevo permettermi di dirti niente. per il resto potevamo scherzare su tutto. insultare reciprocamente i parenti altrui, tirarci i capelli, scopare all'aperto, ridere degli omicidi tra vicini.









Le tue calze a strisce bianche e nere. Le ciminiere che hanno sempre da fumare. Ti abbraccio e ti dico che sei bravissimo ancora prima di salire sul palco. Pero il mio letto ti fa schifo - chissà chi c'ha dormito e con chi c'hai scopato - mi dici.
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# Posté le vendredi 23 octobre 2009 16:14

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 13:07

Sulle tue arterie, sulle diramazioni autostradali, sui lavori in corso solo per farti venire...

Sulle tue arterie, sulle diramazioni autostradali, sui lavori in corso solo per farti venire...
Fammi fare colazione con la tua bocca viola. Il modo con cui pronuncia alcune parole, che sembri una straniera trapiantata. E abbasso le saracinesche dei negozi sui miei occhi e mi nascondo e mi asciugo tra i tuoi capelli biondi per piangere di nascosto. Ma tanto te ne accorgi e mi dici di no. e ci siamo sdraiati vicini con i cuori arresi, con i capelli appiccicati alla fronte. Le occhiaie ti donano moltissimo. poi mi chiedi Vuoi scopare? e sai che è una domanda retorica. poi i lavavetri per i miei occhi. E i piccioni che mi si appoggiano sulle spalle e mi accompagnano in stazione.
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# Posté le vendredi 23 octobre 2009 16:03

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 09:00

Gaby

Gaby

# Posté le dimanche 18 octobre 2009 06:30

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 09:08

Un weekend a Ferrara.

Un weekend a Ferrara.
l treno fino a Bari, la ragazza che studieva l'arte, Ferrara, la stazione, una sigaretta di Amsterdam, Le luci della centrale elettrica Sala Estense, il libro di Vasco Brondi "Cosa racconteremo di questi cazzo di anni zero" in anteprima, i mercatini aperti di notte, il duomo, le gelaterie, il gelato al Soia e al bacio, la Fra, Rrrrouge, le bici che fanno rumore, Riccato d'Amore al cinema, Roberto Saviano da Apollo, i toscani cogli occhiali da sole in cuore, i cioccolati vicino al castello, la gente tanta numerosa nelle strade del centrocittà a mezzanotte, la libreria Melbookstore alle 23:00, il liceo ariosto, i ragazzi che ci provano e che suonano delle francese pariggine, il piccolo principe, il prof di Storia e di Filosofia Caleffi, la casa tiepida e silenziosa, i tuoi genitori gentilissimi con me, Pier Andrea e la sua passione per le lettere del XVIII e del XIX, e anche per la Sardigna, e sopratutto te, SARA.♥
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# Posté le dimanche 18 octobre 2009 06:26

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 09:10

Vorrei mettere degli asterichi ai margini delle nostre conversazioni, per cercare di capirti.

Vorrei mettere degli asterichi ai margini delle nostre conversazioni, per cercare di capirti.
Ton feu nourri de questions
Sur le pourquoi du comment,
De mon coeur et ses raisons,
Ne trouve pas de répondant

Je ne manque pas
De bonnes raisons pour t'aimer
Je ne vois pas
Pour quelles raisons te les donner.

Est-ce ta jolie paire de fesses,
La peur de la solitude,
Le hasard et la paresse,
Ou une mauvaise habitude?

Peut-être est-ce pour ton odeur
Ta façon de t'endormir,
Peut-être aussi pour ta soeur,
Ton argent ou encore pire
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# Posté le mercredi 07 octobre 2009 15:21

Fuori Tempo

Fuori Tempo








Rovistando tra i futuri più probabili Voglio solo futuri inverosimili E non avere mai le mani fredde E non finire mai le sigarette E proteggimi dai lacrimogeni E dalle canzoni inutili E proteggimi le sopracciglia dai manganelli E nello scrosciare delle piogge acide Portami a bere dalle pozzanghere







Le luci della centrale elettrica, Vasco Brondi.

# Posté le mardi 22 septembre 2009 05:15

A quand le bonheur intérieur brut?

A quand le bonheur intérieur brut?








J'ai trop de larmes pour pleurer, ils ont fait la guerre à la nature. Moi qui tutoyais le soleil, je n'ose plus le regarder en face.






















© Maxime Jouffrey
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# Posté le lundi 07 septembre 2009 05:02

Modifié le lundi 14 septembre 2009 04:10

. Quels souvenirs garder? Je ne sais pas faire le tri, j'aimerai tout oublier, vendre tout, au prix de la liberté, celle de n'avoir jamais été.

" Mais Camille, t'es pas une ado comme les autres en fait ! "
  . Quels souvenirs garder? Je ne sais pas faire le tri, j'aimerai tout oublier, vendre tout, au prix de la liberté, celle de n'avoir jamais été.
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# Posté le dimanche 06 septembre 2009 08:06

Fatiguée le coeur bat plus fort le corps pèse plus lourd des pensées qui font deux fois leur taille. Et le sommeil ne vient pas.

 Fatiguée le coeur bat plus fort le corps pèse plus lourd des pensées qui font deux fois leur taille. Et le sommeil ne vient pas.
Et parfois on me cueille, on me retourne, on me souffle au visage, on me parle dans mon dos, au milieu de mon bordel, un vent tiède, un baiser de la vie.
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# Posté le dimanche 09 août 2009 17:30

Modifié le dimanche 06 septembre 2009 08:10